2016: The Birth of Syos, from NUMA to Charlie Parker

2016 : la naissance de Syos, de NUMA à Charlie Parker

Retour sur 2016, l'année de la fondation de Syos : l'accélérateur NUMA, notre premier bec de saxophone imprimé en 3D, l'article dans Le Monde, et nos tout premiers artistes.

Syos fête ses 10 ans en 2026. Pour marquer l'occasion, nous avons voulu revenir sur l'histoire de la marque, année après année. Commençons par le début : 2016.

NUMA, notre cours accéléré pour monter une entreprise

Pendant que Maxime préparait sa soutenance de thèse, nous devions monter une vidéo pour candidater à NUMA, à l'époque le principal accélérateur de startups à Paris. Lors de l'entretien, il fallait les convaincre que nous étions déjà une équipe solide, travaillant ensemble depuis longtemps — ils ne prenaient que des équipes rodées. Nous avons été acceptés.

Nous avons passé l'été à tout apprendre sur la création d'une entreprise. Nous avons aussi acheté notre première imprimante 3D, installée en plein milieu de l'open space. Pendant ce temps, nous invitions des musiciens à descendre au sous-sol de NUMA pour tester nos premiers becs de saxophone en Impression 3D.

Pauline et Maxime, cofondateurs de Syos, tenant des becs de saxophone imprimés en 3D
Pauline et Maxime, les deux cofondateurs, avec nos tout premiers becs.

Notre premier article dans Le Monde

C'est à NUMA que nous avons décroché notre premier article dans Le Monde, l'un des plus grands quotidiens nationaux français. Nous étions vraiment ravis. Le journaliste a tenu à ce que nous fabriquions un bec sur-mesure pour une artiste qu'il avait choisie lui-même, et qui n'avait jamais travaillé avec nous auparavant : Géraldine Laurent.

Le hic, c'est que Géraldine n'avait aucune envie de changer de bec — donc aucune demande particulière à nous transmettre, ce qui a rendu l'exercice un peu délicat. Merci à elle tout de même d'avoir joué le jeu !

Le Monde : « Quand une imprimante 3D vient au chevet du saxophone » (octobre 2016).

Syos officiellement fondée le jour de l'anniversaire de Charlie Parker

C'est pendant notre passage à NUMA que nous avons officiellement fondé Syos, le 29 août 2016. Une coïncidence administrative plutôt bien trouvée : c'est aussi le jour de l'anniversaire de Charlie Parker.

À l'époque, notre logo ressemblait à ceci (je l'avais dessiné moi-même…).

Logo Syos original de 2016
Notre tout premier logo, conçu maison en 2016.

Et voici à quoi ressemblaient nos becs de saxophone à l'époque. Ils ont fait du chemin depuis !

Les premiers becs de saxophone Syos colorés, imprimés en 3D
La première génération de becs de saxophone Syos.

2016 est aussi l'année où j'ai reçu le prix Norbert Ségard. Décerné par la Fondation Denise et Norbert Ségard (sous l'égide de la Fondation de France), il soutient les jeunes ingénieurs et docteurs de moins de 35 ans qui lancent des entreprises technologiques innovantes — une reconnaissance précieuse pour le projet à ses débuts.

Jazz à la Villette et la soirée The Herbaliser

Je garde un souvenir très vif de mon premier Jazz à la Villette, en 2016. J'y ai rencontré beaucoup de musiciens, et je me souviens particulièrement de la soirée avec The Herbaliser. Les pauvres avaient eu des soucis de voyage et sont arrivés alors que la première partie commençait déjà, sans même avoir pu faire de balances.

Malgré tout, Andrew et James ont pris le temps d'essayer les becs, les ont adorés, et ont décidé de jouer avec sur scène dans la foulée ! Une super soirée. Le bec de James Morton a un peu évolué depuis, et il joue encore dessus aujourd'hui.

Pauline avec James Morton et The Herbaliser en coulisses à Jazz à la Villette
En coulisses à Jazz à la Villette avec James Morton et The Herbaliser.

Le 104, et des liens qui durent encore aujourd'hui

À la fin de l'année, nous avons intégré l'incubateur du CENTQUATRE-PARIS (le « 104 »). Situé dans le 19e arrondissement de Paris, le 104 est un lieu artistique public qui accueille résidences d'artistes, expositions et concerts, et fait tourner 104factory — l'un des rares incubateurs de startups pleinement intégrés au sein d'une institution culturelle. Le lieu idéal pour une entreprise à la croisée de la musique et de la technologie.

C'est là que j'ai rencontré pour la première fois Daro Behroozi et Dayna Stephens, deux musiciens avec qui nous travaillons encore aujourd'hui.

Une première année dense, donc, qui a posé les bases de tout ce qui a suivi. Suite en 2017.