What Mouthpiece Are You Playing Right Now? 7 Pros Answer Honestly

Quel bec jouez-vous en ce moment ? 7 pros répondent honnêtement

Sept saxophonistes professionnels partagent exactement ce qu'ils jouent, les plus grandes erreurs que les musiciens commettent lors du choix d'un bec, et comment ils ont su qu'il était temps d'en changer. Des artistes Signature Syos aux adeptes du matériel vintage — des réponses sincères de pros en activité.

Saxophonistes célèbres et leur équipement : ce que les pros jouaient vraiment En train de lire Quel bec jouez-vous en ce moment ? 7 pros répondent honnêtement 19 minutes

Quel bec jouez-vous en ce moment ? 7 pros répondent honnêtement

En bref : Choisir un bec de saxophone est une démarche profondément personnelle. Sept professionnels en activité — de Cologne à Lima en passant par Florence — partagent exactement ce qu'ils jouent, les plus grandes erreurs que font les musiciens, et comment ils ont su qu'il était temps de changer. La leçon qui revient : cessez de courir après le son d'un autre, privilégiez le confort, et laissez du temps à tout nouveau bec avant de le juger.


Tout saxophoniste est passé par là. On se retrouve dans un magasin de musique, ou à parcourir un forum à minuit, convaincu que ce bec est celui qui va enfin révéler son son. On l'achète, on joue dessus deux semaines, et la recherche recommence.

Nous avons posé trois questions directes à sept saxophonistes professionnels — compositeurs, pédagogues, nommés aux Grammy et musiciens chevronnés : Quel bec jouez-vous en ce moment ? Quelle est la plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec ? Et comment avez-vous su qu'il était temps d'en changer ? Leurs réponses sont honnêtes, précises, et souvent surprenantes.


Lucian Nagy — Saxophone & instruments à vent multi-ethniques

Lucian Nagy

Lucian Nagy — luciannagy.com

Lucian Nagy est un compositeur, arrangeur et multi-instrumentiste roumain, réputé pour mêler saxophones et instruments à vent traditionnels d'Europe de l'Est et du Moyen-Orient — kaval bulgare, ney turc, duduk. Son travail couvre le jazz, le funk et la musique contemporaine. Il joue sur des becs Signature Syos.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

« En ce moment, je joue sur mes becs Signature Syos, et je peux dire qu'enfin, j'ai trouvé des réponses à certaines de mes questions intérieures — et peut-être à quelques frustrations. Pendant des années, j'ai joué sur des becs de nombreuses marques différentes, qui comblaient chacun quelque chose en termes de son, de projection... mais sans jamais couvrir tous les registres que je cherchais. »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Je pense que l'une des premières tentations — ou disons, erreurs — que commettent les musiciens est de toujours vouloir imiter le son d'un autre, plutôt que de se concentrer sur leur propre nature intérieure. Obtenir un certain son demande une certaine ouverture du bec — et le plus important : d'un point de vue anatomique, nous ne sommes pas tous construits de la même façon. Vous ne pouvez pas avoir le même son que John Coltrane ou Sonny Rollins, même en essayant les mêmes becs qu'eux. Il existe pour chaque musicien une ouverture idéale, créée précisément pour sa propre structure — et nous parlons ici de structure anatomique. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

« Je pense qu'à un certain moment, lorsqu'on réalise que de nombreuses marques de becs ne comblent qu'un certain aspect — que ce soit le son, la résistance, la projection ou la facilité d'articulation — c'est le bon moment pour chercher de nouveaux horizons. Après des années de recherche, j'ai commencé à explorer de nouvelles possibilités par moi-même. »

À retenir : La remarque de Lucian sur l'anatomie est souvent sous-estimée. La structure de votre mâchoire, l'épaisseur de vos lèvres, votre colonne d'air — tout cela vous appartient. L'ouverture du bec qui convient à votre idole ne conviendra peut-être tout simplement pas à votre physiologie.


Samy Thiébault — Saxophone ténor & Flûte

Samy Thiébault

Samy Thiébault — © Guillaume Saix

Né à Abidjan, Côte d'Ivoire, en 1978, Samy Thiébault a étudié la musique classique au Conservatoire de Bordeaux avant d'intégrer le cursus jazz du Conservatoire de Paris, tout en obtenant un master de philosophie à la Sorbonne. Sa musique mêle jazz et traditions caribéennes, africaines et mondiales. Il est professeur de jazz et de saxophone au Conservatoire de Choisy-le-Roi et a remporté le prix Sacem/France Musique 2023 de la meilleure musique de film.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

« Le nouveau bec Selmer Jazz Héritage. Parce qu'il est précis, ciblé, et très, très flexible. »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Se concentrer sur le son plutôt que sur le confort ! Car le second est la condition du premier. Même si passer du temps à chercher un bec peut parfois être utile, cela ne devrait pas être un état permanent. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

« Souvent quand on ressent des moments de stagnation ou de régression. C'est le moment de se poser les bonnes questions. »

À retenir : La hiérarchie de Samy mérite d'être notée : le confort d'abord, le son ensuite. Un bec contre lequel on se bat à chaque session ne vous laissera jamais exprimer ce que vous entendez vraiment dans votre tête.


Johannes Ludwig — Saxophone

Johannes Ludwig

Johannes Ludwig — floatmusic.de

Né en 1988, Johannes Ludwig est un saxophoniste, compositeur, arrangeur et chargé de cours universitaire allemand basé à Cologne. Il a étudié le saxophone jazz à la HfM de Nuremberg, puis à Cologne, et a joué avec le WDR Bigband et le Cologne Contemporary Jazz Orchestra. Il a cofondé le label jazz FLOATmusic et est directeur artistique du festival UpBeat Hohenlohe. Il joue depuis peu sur un bec Syos sur-mesure.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

« Je viens de commencer à jouer sur un bec sur-mesure [modèle à confirmer]. Avant ça, je jouais sur un Meyer New York Reissue 8. »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Je pense que l'une des plus grandes erreurs est de chercher un bec qui va façonner un certain son à votre place, ou de croire qu'un bec seul va vous amener là où vous voulez sonner. Tout part de l'imagination que vous avez du son que vous souhaitez produire. J'essaie de trouver des becs plutôt neutres dans leur influence sur le son, qui me laissent tout faire. Un bon bec doit laisser l'air circuler librement, ne pas s'interposer, ne pas être trop résistant ni vous fatiguer. Il doit être agréable à jouer et ne pas donner l'impression de travailler dur. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

« Je ne cherchais pas vraiment un nouveau bec, mais quand l'occasion s'est présentée, j'étais heureux d'essayer quelque chose de nouveau — et comme je suis un peu paranoïaque à l'idée de perdre un bon bec, j'adore le concept de pouvoir obtenir une copie identique à 100 % de mon bec actuel, ce qui n'avait jamais été possible auparavant. »

À retenir : Johannes le formule parfaitement : un bon bec de saxophone s'efface. C'est un intermédiaire, pas une béquille. Si vous devez lutter contre votre bec pour produire votre son, c'est que ce bec n'est pas le bon.


Lorenzo Ferrero — Saxophone alto & ténor

Lorenzo Ferrero

Lorenzo Ferrero — syos.co

Né à Lima, au Pérou, Lorenzo Ferrero est un arrangeur, compositeur, multi-instrumentiste, producteur et influenceur réseaux sociaux multiprimé, basé à Los Angeles. Il a cofondé l'Afro-Peruvian Jazz Orchestra, dont l'album Tradiciones a été nommé aux Grammy Awards 2021 dans la catégorie Meilleur album de jazz latin. Il a joué avec Alex Acuña, Arturo Sandoval et Eric Marienthal.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

« Je joue sur mes becs Signature, créés spécifiquement pour mon style de jeu et le son que j'ai en tête. Après avoir travaillé sur plusieurs modèles depuis 2018, nous avons finalement abouti à mon bec Signature ténor, puis à l'alto. Je l'ai choisi pour ses caractéristiques sonores : son chaud et rond avec un peu de mordant et de puissance. »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Je dirais que la plus grande erreur est de se concentrer trop sur l'ouverture et la brillance sans avoir d'abord une bonne technique et un bon soutien du souffle. C'est ce qui m'est arrivé — j'ai acheté un Jody Jazz DVNY 8* quand je débutais, pensant que ça rendrait mon son plus jazzy et plus professionnel, et j'ai fini par prendre de très mauvaises habitudes : je sonnais trop fort sans contrôle, avec une brillance excessive que je ne voulais pas vraiment. Apprenez d'abord à contrôler votre son avec un bec plus standard, ni trop grand ni trop petit en termes d'ouverture, ni trop brillant ni trop mat. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

« Après avoir travaillé sur plusieurs modèles depuis 2018, nous avons finalement abouti à mon bec Signature ténor, puis à l'alto. »

À retenir : L'anecdote de Lorenzo sur le Jody Jazz 8* est à lire deux fois pour tout musicien en progression. Une ouverture de bec trop grande avant d'avoir la technique qui va avec est un raccourci vers les mauvaises habitudes — fort, incontrôlé et brillant pour les mauvaises raisons.


Paolo Albano — Saxophone ténor

[Photo à ajouter]

Paolo Albano est un saxophoniste ténor italien passionné d'instruments vintage et de sons jazz classiques. Il joue sur un saxophone Conn New Wonder II de 1928, argenté, et est un fidèle joueur d'Otto Link Tone Edge depuis plus d'une décennie.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

« Pour mon saxophone ténor, un Conn New Wonder II de 1928, argenté. Ça fait maintenant plus de 10 ans que je joue sur un Otto Link Tone Edge (HR) 10*. Je l'ai acheté parce que mon professeur me l'avait conseillé — en réalité, il me recommandait un 9, mais en magasin j'ai préféré le 10*, plus facile à jouer. »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Je pense que la plus grande erreur que peuvent faire les saxophonistes quand ils achètent un nouveau bec est de ne pas prendre suffisamment le temps de le jouer. Parfois j'ai mis de côté un bec parce que je l'avais joué avec mon anche habituelle, qui n'était peut-être pas la bonne pour lui. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

« La raison pour laquelle j'ai habituellement décidé de chercher un nouveau bec, c'est que je réalisais que mon son n'était pas le bon pour le style de musique ou l'ensemble avec lequel je jouais. Parfois, c'étaient mes partenaires de scène qui me faisaient remarquer que mon son ne convenait pas le mieux à la musique qu'on jouait. Une grande erreur que nous pouvons faire en tant que saxophonistes, c'est de continuer à jouer sur notre bec chéri parce que nous aimons « notre son », sans prendre en compte que ce son ne sera pas forcément le plus adapté à toutes les situations musicales dans lesquelles nous pouvons nous trouver. »

À retenir : Paolo pointe deux choses que la plupart des musiciens négligent : l'accord avec l'anche (juger un bec sur la mauvaise anche, c'est le juger injustement) et le contexte musical (votre son doit servir la musique, pas seulement votre ego).


Stéphane Colin — Saxophone ténor, alto, baryton & soprano

Stéphane Colin

Stéphane Colin — syos.co

Saxophoniste et compositeur français, né et vivant à Paris, Stéphane Colin s'est formé au jazz et à la musique classique auprès de Sylvain Beuf, Éric Barret et Jean-Claude Forhenbach. Il a joué avec Dee Dee Bridgwater et Rhoda Scott, et est le créateur de la populaire série YouTube La Minute Saxophone! Il joue actuellement le Syos Titanium 7.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

« Je joue actuellement le Syos Titanium 7. Après avoir commencé avec un bec Otto Link métal, puis passé de nombreuses années sur l'ébonite, je voulais revenir au métal pour plusieurs raisons — vous trouverez tous les détails dans ma critique sur YouTube : youtu.be/8zbbOhB6sNo »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Pour moi, la plus grande erreur que font certains saxophonistes est de trop penser au son qu'ils voudraient avoir. Mais ce n'est pas le bec qui « fait » le son — c'est la personne qui souffle dedans, en fonction de ce qu'elle sait faire. Le bec va évidemment l'aider à se rapprocher de ce qu'elle cherche, et surtout lui donner la possibilité d'y parvenir avec une certaine facilité et un certain confort. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

« Pour ce point, c'est comme dans la vie — je me réveille un matin et je me dis : « Les choses doivent changer. » Ce n'est pas toujours très réfléchi, mais pour moi, ça a toujours été pertinent. C'est évidemment souvent lié à une longue réflexion préalable — dont je ne peux pas toujours identifier le point de départ. Et une fois que j'ai pris ma décision, je dois trouver vite, parce qu'à partir de ce moment, je sais exactement ce que je veux. »

À retenir : Stéphane et Samy chantent la même mélodie sous des angles différents : c'est le musicien qui fait le son, le bec le rend possible. Aucun équipement ne compense une technique insuffisante — mais le bon efface les frictions qui vous retiennent.


Mirko Guerrini — Saxophone ténor, alto, soprano, baryton & clarinette

Mirko Guerrini

Mirko Guerrini — © Barbara Rigon / mirkoguerrini.com

Saxophoniste jazz, compositeur et arrangeur italo-australien, né à Florence en 1973. Mirko Guerrini a étudié au Conservatorio «Cherubini» de Florence et avec Dave Liebman à New York. Il joue plusieurs saxophones et clarinette, et utilise des becs Syos sur-mesure sur tous ses instruments.

Quel bec jouez-vous en ce moment ?

Mirko joue sur un équipement différent selon l'instrument. Voici son setup complet :

Instrument Bec Pourquoi ce choix
Ténor Syos sur-mesure (vert) La curiosité, et l'attrait d'un bec entièrement personnalisé
Alto Syos sur-mesure (bleu clair) « Grande flexibilité et cohérence quand je passe du ténor à l'alto. Son plein sans sacrifier la matité. »
Soprano Bari « Le son le plus proche de ce que j'aime parmi tous ceux que j'ai essayés. Meilleur ressenti en termes d'expression et de couleur. »
Baryton Syos sur-mesure (vert) « Projection et plénitude du son, sans être trop brillant. »
Clarinette Syos Smoky « N'étant pas spécialiste de la clarinette, je cherchais un bec qui me donne une sensation proche de celle que j'ai au saxophone. »

La plus grande erreur que commettent les musiciens lors du choix d'un bec

« Penser que si le son ne leur convient pas, c'est parce que leur bec n'est pas bon. Et aussi, croire que si un musicien célèbre joue sur tel bec, ils pourront eux aussi bien sonner avec. »

Comment avez-vous su qu'il était temps de changer ?

Le raisonnement de Mirko varie selon l'instrument — mais le fil conducteur est constant :

  • Ténor : Principalement la curiosité, et l'idée d'obtenir quelque chose personnalisé à son propre goût.

  • Alto : Après être passé au Syos sur le ténor, il voulait retrouver la même sensation en passant à l'alto.

  • Clarinette : Il avait besoin d'une réponse, d'une résistance et d'une facilité de projection similaires à celles du saxophone.

  • Baryton : « J'avais commencé à utiliser un Syos sur ténor et alto et il m'a semblé naturel d'essayer le même bec sur le baryton. »

À retenir : L'approche multi-instruments de Mirko révèle quelque chose d'important : la cohérence entre les instruments compte autant que le son sur chacun d'eux. Quand on trouve un équipement qui fonctionne, il est logique d'en étendre la logique à tout son matériel.


Les grands enseignements : ce sur quoi 7 pros s'accordent

À la lecture des sept témoignages, quelques thèmes reviennent sans cesse :

  • Cessez de courir après le son d'un autre. Lucian, Mirko et Stéphane le disent chacun à leur façon : vous ne pouvez pas reproduire le son de Coltrane avec le bec de Coltrane. Votre anatomie, votre souffle, votre embouchure — tout cela vous appartient. Travaillez avec eux.

  • Le confort est le fondement du son. Samy le dit le plus directement : le confort est la condition du son, et non l'inverse. Si un bec vous oblige à lutter, vous ne jouerez jamais librement.

  • Ce n'est pas le bec qui fait le son — c'est vous. C'est l'idée la plus répétée chez les sept artistes. L'équipement compte, mais il accompagne plutôt qu'il ne crée. La technique et l'imagination passent en premier.

  • Donnez-lui du temps, et adaptez votre anche. L'avertissement de Paolo est un conseil pratique en or : ne jugez pas un bec sur la mauvaise anche. Une ouverture plus grande nécessite généralement une anche plus souple. Testez-le correctement avant de passer à autre chose.

  • La stagnation est un signal. Samy et Stéphane décrivent tous deux un sentiment de plateau ou de régression comme déclencheur du changement. Si vous n'évoluez plus, il vaut la peine de se demander si votre équipement en fait partie.


Conclusion

Ce qui est frappant dans les sept conversations, c'est à quel point les pros parlent peu de caractéristiques techniques, et combien ils parlent de ressenti, de liberté et de connaissance de soi. Le meilleur bec de saxophone pour vous est celui qui s'efface — qui laisse votre air circuler, vos idées atterrir, et votre son se développer à votre propre rythme.

C'est précisément la philosophie qui consiste à travailler directement avec les musiciens pour construire quelque chose qui leur correspond : pas un modèle générique, mais un bec conçu autour de la façon dont une personne précise joue, souffle et entend. Trouver son son est un processus. Ces sept artistes en sont la preuve que cela vaut la peine d'être pris au sérieux.


FAQ

Comment savoir quelle ouverture de bec de saxophone me convient ?

Commencez plus petit que vous ne le pensez. Une ouverture trop grande avant d'avoir la technique nécessaire mène à de mauvaises habitudes — volume incontrôlé, mauvaise justesse et fatigue. La plupart des musiciens intermédiaires s'en sortent bien entre 6 et 7 en alto ou ténor. N'augmentez que lorsque vous vous sentez vraiment à l'étroit, et non parce qu'un musicien célèbre utilise une ouverture plus grande.

Est-ce que le matériau d'un bec (métal ou ébonite) détermine le son ?

Moins que la plupart des gens ne le pensent. Qu'un bec sonne brillant ou mat dépend davantage de sa géométrie interne — hauteur du plafond, taille de la chambre, table — que du matériau lui-même. Le métal ne rime pas automatiquement avec brillance ; l'ébonite ne rime pas automatiquement avec matité. Pour en savoir plus, lisez comment les matériaux du bec influencent votre jeu.

Combien de temps dois-je essayer un nouveau bec avant de décider s'il me convient ?

Au moins deux à quatre semaines de pratique régulière, et toujours avec une anche bien adaptée. La mise en garde de Paolo Albano mérite d'être répétée : juger un bec sur la mauvaise anche, c'est comme juger une voiture avec des pneus dégonflés. Si vous augmentez l'ouverture, diminuez la force d'anche.

Quand est-il temps de changer de bec ?

Quand vous ressentez de la stagnation, une régression ou le sentiment persistant que votre équipement vous bride plutôt qu'il ne vous libère. Aussi quand le contexte musical change — un bec qui fonctionne très bien en performance solo peut ne pas s'imposer dans un quatuor de saxophones ou un big band. Laissez la musique vous guider.


Sources utiles